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Les nouveautésGuide d'achat : Décoder une jaquette DVDPublié par Fabien le Vendredi 11 Avril 2008
Une vérité s'impose à tous les amateurs de DVD : la qualité de l'image et du son varie considérablement d'une édition à l'autre, si bien qu'on a parfois du mal à cacher sa déception, voir sa colère devant un film nativement en 16/9 qui se retrouve en 4/3 parce que l'éditeur a fait un travail de sagouin ! Pourtant il est parfois possible d'éviter ce type de déconvenue. Que celui qui ne s'est pas retrouvé à visionner un grand film avec une qualité pitoyable, faute d'avoir lu correctement la jaquette, me jette la première pierre : ce petit guide n'est pas pour lui. Alors certes, les informations contenues dans la jaquette ne vous prémuniront pas contre un film mal encodé, à l'image et aux couleurs baveuses ou au son nasillard mais vous éviteront certains pièges liés au format de l'image, aux pistes sonores, au zonage ou au manque de sous-titres. Les termes liés à l'imageDéterminé au moment du tournage du film par le réalisateur, le format d'image n'a pas grande influence sur l'exploitation en salles mais lorsqu'il s'agit de l'exploitation DVD, c'est une toute autre histoire : il faut alors adapter l'image initiale au format des téléviseurs, par définition figé. On trouve deux types de format d'écran de télévision sur le marché : le 4/3 et le 16/9. Le 4/3 a fait les beaux jours du tube cathodique mais se trouve aujourd'hui en sérieuse perte de vitesse, remplacé par le 16/9, plus respectueux du format cinéma. Pourtant le 4/3 perdure, notamment pour les programmes télévisés (même si ceux-ci à leur tour tendent à adopter le 16/9). La démocratisation des écrans 16/9, liée au remplacement des écrans cathodiques par les écrans LCD, favorise aujourd'hui un rendu de type cinéma.Dans les premiers temps du DVD, il n'était pas rare qu'un film originellement tourné en 2.35 soit rogné pour « rentrer » dans les dimensions du 16/9. Il en résultait des recadrages barbares qui indisposaient autant les cinéphiles que les réalisateurs, qui voyaient leur travail dénaturé. Différents types de format apparaissent sur nos jaquettes arrière :
Quelques exemples de rendu sur des téléviseurs 16/9 et 4/3 illustrant le phénomène de bandes-noires.
D'autres formats, plus ou moins exotiques, existent ou ont existé : 1.37 : Destiné à remplacer le 1.33 à l'apparition du cinéma parlant, c'est dans ce format que Citizen Kane ou Autant en emporte le vent ont été tourné. L'échec de celui-ci en tant que standard est du à l'arrivée de la télévision dans les années 50 qui, ayant choisi le 1.33 comme format privilégié, a condamné ce format-là à l'oubli. 2.65 : Trop coûteux pour être réellement exploitable, ce format est mort-né dans les années 50. 2.76 : Le plus grand format jamais utilisé pour réaliser des films ! En raison de limitation technique due au format de pellicule (et la présence de perforation pour faire défiler celle-ci), le format large était obtenu par anamorphose. Peu de longs-métrages l'ont utilisé mais on retiendra par exemple, Les révoltés du Bounty ou La chute de l'Empire Romain. 2.55 : Le fameux CinemaScope ! Utilisant également l'anamorphose, ce procédé a fait les beaux jours des grands films des années 50 dont Une étoile est née ou 20 000 lieues sous les mers. 2.20 : Connu aussi sous le nom de SuperPanavision, ce format est en fait un recadrage d'un format 2.35 en 2.20. Des films comme Lawrence d'Arabie ou My fair lady sont à ce format. ![]() ![]() | ||||||||||||||||
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Actu conso : Guide d'achat : Décoder une jaquette DVD.
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