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Incomparable pour bien comparer
Publié par Fabien et Guillaume le Lundi 4 Janvier 2010

Les inconvénients du nouveau format



  • Des besoins matériels importants et coûteux

Soyons francs : s'il est possible de rajouter une platine Blu-ray sur un écran cathodique, l'intérêt est inexistant. Le passage au Blu-ray s'adressera prioritairement à ceux qui acceptent l'idée de changer leur téléviseur pour un écran plat compatible 1080p (soit 1920 x 1080). Le cas est en revanche plus épineux pour les propriétaires d'un écran plat compatible HD Ready « simple » dont la résolution n'est que de 1366 x 768 : leur faut-il aussi changer de matériel alors que celui-ci est généralement encore très récent et suffisant pour recevoir la télévision en HD (en 720p) ? La réponse n'est pas évidente : il n'y a aucune obligation à changer son écran pour profiter du Blu-ray mais dès lors, vous ne bénéficierez pas du véritable apport de ce support, à savoir la haute-définition ! A chacun ensuite de juger si le gain de qualité justifie un tel changement et donc, une nouvelle dépense.

  • Des médias plus chers mais des promotions nombreuses.

Symbole euro
Le marché du DVD est depuis longtemps arrivé à maturité. En conséquence, les coûts de fabrication comme de distribution sont faibles et le catalogue est à la fois pléthorique et bon marché. De son coté, le Blu-ray reste plus cher que son cousin le DVD même si l'on constate un réel effort de la part des éditeurs pour multiplier les offres promotionnelles sur le Blu-ray. Ainsi pas une semaine ne passe sans qu'une grande enseigne ne communique sur une offre spéciale du type « 5 Blu-ray pour 50 euros » ou « 2 Blu-ray achetés, 1 offert ». Grâce à ces promotions, le coût du Blu-ray devient bien plus attractif et se rapproche de celui du DVD. En effet, la différence de coût entre une nouveauté Blu-ray par rapport à un DVD est de 5 à 10 euros en moyenne hors promotion (25-30 euros pour un BR contre 20 pour un DVD). Contracté lors de ces offres spéciales, un Blu-ray flirte régulièrement avec les 10-15 euros pour les fonds de catalogue ou avec les 20 euros pour les nouveautés. On attends désormais que les nouveautés au format Blu-ray arrivent à des prix identiques à ceux des DVD (soit 20 euros environ) sans distinction de promotions ou d'offres spéciales.

  • Un catalogue inégal

Casablanca blu ray
Le Blu-ray a connu des débuts difficiles : la « guerre » avec le HD-DVD et les accords d'exclusivité qui ont lié les studios à l'un ou l'autre des formats ont laissé des traces. Ainsi, le format de Sony a longtemps accusé un retard dans la mise en place d'un catalogue complet et attractif. Les choses sont en train de changer : depuis 2008, on constate une véritable accélération du rythme de sortie des nouveaux Blu-ray et les blockbusters ne sont plus les seuls films à bénéficier d'une sortie Blu-ray. Malgré tout, la route est encore longue pour rivaliser avec le catalogue du DVD. Car au-delà du nombre de titres disponibles, c'est bien l'inégalité dans le choix des titres qui est pointée du doigt : les films les plus récents (et souvent à grand spectacle) continuent d'être clairement privilégiés au détriment de titres plus anciens qui seraient pourtant à même de convaincre les cinéphiles de franchir le pas. De même, de nombreux titres phares de l'histoire du cinéma ne sont toujours pas disponibles en Blu-ray (comme par exemple, les films de Charlie Chaplin, de Fritz Lang, la plupart des films d'Orson Wells ou plus proches de nous, Les dents de la mer, les trois premiers Indiana Jones, la trilogie du Seigneur des Anneaux ou les six volumes de l'épopée Star Wars), constituant autant de bonnes raisons d'attendre.

  • Des boitiers standardisés et bien peu attrayants

Si au premier abord, on peut se dire que « peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse », on réalise rapidement que le DVD présente une vraie valeur ajoutée avec ses éditions Collector's au packaging classieux. Car avant d'être un marché de masse, le Blu-ray doit convaincre les cinéphiles, certes peu nombreux mais générateur de tendances, qui sont les principaux concernés par l'argument phare de la qualité d'image. Or le cinéphile est généralement un collectionneur pour qui l'objet-film a une grande importance. Et c'est là que le bât blesse : le packaging classique du Blu-ray est fade et sans saveur, trop standardisé et trop plastifié. Le petit boitier bleu fait pâle figure face à ses homologues DVD qui rivalisent d'inventivité pour proposer des designs sans cesse plus attractifs. Si bien que le cinéphile, pourtant convaincu de la qualité sans faille de l'image Blu-ray, se tourne encore fréquemment vers ce bon vieux DVD qui flatte bien mieux son âme de collectionneur. Heureusement, certains éditeurs prennent conscience du manque de sex-appeal de leur produit et commencent à proposer des versions moins « plastifiées », à l'image des boitiers Studio Canal Collection, particulièrement réussis et flatteurs.

3 days of the condor blu ray
Belle de jour blu ray
Ran blu ray
The elephant man blu ray

Les boitiers des éditions Studio Canal Collection font honneur au format Blu-ray .